Marie NDiaye : Royan. La professeure de français : monologue (Gallimard, 2020)

Royan. 
La professeure de français : monologue
(Gallimard, 2020)
Marie NDiaye 

(Une pièce écrite pour être interprétée par l’actrice Nicole Garcia et mise en scène par le fils de Nicole Garcia, Frédéric Bélier-Garcia.   Qui devait être joué au festival d’Avignon au mois de novembre en 2020.  Cela a été remis à mars 2021)

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Un monologue de théâtre

Tout d’abord on remarque l’absence quasi totale de ponctuation – ce qui me parait très approprié pour ce qui est en fait un monologue intérieur sur le suicide d’une jeune fille – quelques tirets, un point d’exclamation et surtout beaucoup de points d’interrogation. 

Et des répétitions et des phrases inachevées.  Le fond et la forme qui s’allient parfaitement dans ce texte que j’ai trouvé profondément émouvant.  Je ne crois pas avoir lu de textes de fiction sur le suicide aussi puissants que celui-ci.  

Il s’agit d’une femme, Gabrielle, professeure de français dans un lycée de Royan, qui rentre chez elle un après-midi.  Une de ses élèves, Daniela, a récemment mis fin à ses jours en se jetant par la fenêtre de sa classe. 

Gabrielle pressent que les parents de Daniela l’attendent au palier de son immeuble.  Mais elle ne veut pas les voir.  Royan. La professeure de français est un monologue adressé aux parents de Daniella et à leur fille décédée.  On a comparé cette œuvre de Marie NDiaye à l’écriture de Marguerite Duras. 

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Royan. The French Teacher by Marie NDiaye

A play written to be performed by the actor Nicole Garcia and directed by the actor’s son Frédéric Bélier-Garcia.  It was supposed to be performed at the Avignon festival in November 2020. It was put forwarded to March 2021.

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A theatre monologue

The first thing you notice is the almost total lack of punctuation – which seems to me very apt for what is in fact an interior monologue about a young girl’s death by suicide – a few dashes, an exclamation mark and, above all, a lot of question marks.  And repetitions and unfinished sentences.  Content and form are brought together perfectly in this text that I found deeply moving.  I don’t think I have ever read such a powerful piece of fiction on suicide as this. 

A woman, Gabrielle, a French teacher in a secondary school in Royan is returning home one afternoon.  One of her students, Daniella, recently ended her life by throwing herself out of a window in her classroom.  Gabrielle senses that Daniela’s parents are waiting for her on the landing outside her flat.  But she doesn’t want to see them.  Royan. The French Teacher is a monologue addressed to Daniela’s parents and to their dead daughter. This work by Marie NDiaye has been compared to writing by Marguerite Duras. 

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      Royan. La professeure de français de Marie Ndiaye - 1 - Reader : Mia Farlane
      Royan. La professeure de français de Marie Ndiaye - 2 - Reader : Mia Farlane
      Royan. La professeure de français de Marie Ndiaye - 3 - Reader : Mia Farlane
      Royan. La professeure de français de Marie Ndiaye - 4 - Reader : Mia Farlane

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Marie NDiaye was a finalist for the Man Booker International Prize in 2013 :
Marie NDiaye reads from Three Strong Women in French, with translation (by John Fletcher) read by Joan Iyiola.

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Jordan Stump was longlisted for the 2016 Man Booker International Prize for his translation of Marie NDiaye’s Ladivine.

JE SUIS LE GENRE DE FILLE – Nathalie Kuperman – Flammarion, 2018

Nathalie Kuperman
Je suis le genre de fille
(
Flammarion, 2018)
224 pages

Nathalie Kuperman’s latest novel Je suis le genre de fille (Flammarion, 2018) is about a woman who is fifty and who is not happy.  She can no longer tolerate pretending to go along with what other people might think she should do or say: she will not open doors for people; she will not let people ahead of her in shopping queues; and – chapter after chapter, in countless other brilliantly banal situations – the answer will have to be ‘non’.  Usually, when a person is stuck on a particular subject there will be a reason.  The character in this book reminded me of the angry main character in Claire Messud’s The Woman Upstairs (Virago, 2013).  Which is to say that this novel is more than ‘un Woody Allen français au féminin’ (François Busnel on La Grande Librairie, 8 March 2018); as much as this is a very funny and clever book, it is a novel with a heart to it.  You have to read the whole book to find this out – which for me was pure pleasure.  Bravo à Nathalie Kuperman – and thank you.

Musical ps
In Je suis le genre de fille there is a very apt reference to Anne Sylvestre’s song:
Les gens qui doutent’.

Dans le dernier roman de Nathalie Kuperman, Je suis le genre de fille (Flammarion, 2018), l’héroïne est une femme qui a cinquante ans et qui n’est pas heureuse.  Elle ne veut plus se plier aux attentes des autres, à ce qu’ils considèrent qu’elle devrait dire ou faire : elle ne tiendra plus de portes pour les gens ; elle ne laissera plus passer quiconque devant elle à la caisse du supermarché ; et – de chapitre en chapitre ; dans des situations brillamment banales – la réponse va devoir être ‘non’.  D’habitude, lorsqu’un personnage reste bloqué sur un seul sujet il y a une bonne raison.  Le personnage principal de ce roman m’a rappelé celui (d’une femme très en colère) dans The Woman Upstairs (Virago, 2013) de Claire Messud.  C’est dire que ce roman est bien plus qu’un ‘Woody Allen français au féminin’ (François Busnel à La Grande Librairie, 8 mars 2018);  c’est un ouvrage aussi drôle et intelligent qu’il est généreux.  Il faudra lire tout le livre pour le découvrir – ce qui pour ma part a été pur plaisir.  Bravo à Nathalie Kuperman – et merci.

Ps en musique
Dans Je suis le genre de fille, il y a une référence, très à-propos, à la chanson:
Les gens qui doutent’.