Gilles Paris : Le bal des cendres (Editions Plon, 2022)

Book cover: Le bal des cendres
& photo of author Gilles Paris – photo credit: Didier Gaillard-Hohlweg

Le bal des cendres (Editions Plon, 2022) Gilles Paris

 

Reading Le bal des cendres (The Dance of the Ashes) is like being in the company of some very charming (perhaps not always trustworthy) people you could quite easily fall in love with for their wit alone.  The advantage, though, of this being a novel and not a love affair is that you can, unlike some of the characters, come out of it in one piece. 

The story centres on a group of people staying at a small hotel on the volcanic island of Stromboli.  And one of the central characters is ‘Struognoli’, the island’s volcano – giving an added ‘I won’t say what’ to the dictum ‘character is plot’ (F Scott Fitzgerald).    

When talking about his latest novel, Gilles Paris says ‘we’re all very good at hiding a certain number of things we don’t want to say’ (Online author events ‘Un endroit où aller’ 6/5/22).  In this multi-voice novel, the story unfolds, from short chapter to short chapter, like a dance, where you keep changing partners; secrets are revealed.  But also insights, and therefore compassion.  And this is how Gilles Paris achieves these three-dimensional characters made of ‘blood, bone, muscle’ and that are ‘fallible and complicated’  (Gilles Paris, idem).

I think this book might appeal to fans of Graham Greene, Agatha Christie, or Françoise Sagan, to name just three.  Or simply readers in need of a holiday in the sun.

 

Thank you, Gilles Paris and Éditions Plon, for having sent me a signed copy of this beautiful book.

 

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Lire Le bal des cendres, c’est comme être en compagnie de personnes charmantes (mais peut-être pas toujours fiables) dont on pourrait facilement tomber amoureux rien que pour leur bel esprit.  Mais l’avantage du fait qu’il s’agisse ici d’un roman et non pas d’une vraie histoire d’amour, c’est que l’on peut, contrairement à quelques-uns des personnages de ce livre, s’en sortir indemne. 

L’histoire met en scène des vacanciers qui séjournent dans un petit hôtel sur l’île volcanique de Stromboli.  En fait, l’un des personnages principaux est le volcan ‘Struognoli’ – ce qui ajoute un ‘je ne dirai quoi’ au dicton ‘le personnage, c’est l’intrigue’ (F Scott Fitzgerald).   

En parlant de son dernier roman, Gilles Paris remarque que « on a tous l’art de dissimuler un certain nombre de choses qu’on ne veut pas dire » (Rencontre Un endroit où aller 6/5/22).  Dans ce roman choral, l’histoire se déroule, de court chapitre en court chapitre, comme une danse où l’on change un partenaire ; les secrets sont révélés.  Mais aussi les compréhensions, et donc la compassion.  Et c’est de cette façon que Gilles Paris crée ces personnages à trois dimensions qui ont « du sang, des os, du muscle » et qui sont « faillibles et compliqués »  (Gilles Paris, idem).

Je pense que ce livre devrait plaire aux fans de Graham Greene, d’Agatha Christie, ou encore de Françoise Sagan, pour ne citer que ces trois-là.  Ou simplement aux lecteur·ice·s en manque de vacances au soleil.

 

Merci à Gilles Paris et aux Éditions Plon, de m’avoir envoyé une copie dédicacée de ce beau livre.

 

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Souad Labbize : Enfiler la chemise de l’aïeule الجدة قميص ارتداء (Éditions des lisières / collection Hêtraie, 2021)

Souad Labbize
Enfiler la chemise de l’aïeule
الجدة قميص ارتداء
(Éditions des lisières / collection Hêtraie, 2021)
Bilingue français-arabe.
Traduction en arabe de Dhia Bousselmi
Couverture d’Annie Kurkdjian (www.anniekurkdjian.com)
58 pp

Souad Labbize is a literary translator, novelist, poet and editor. She lived in Algeria, Germany and Tunisia before making Toulouse her home. Slipping on my Grandmother’s Shirt is a collection of 25 poems that ‘evoke Algeria, a country connected, for [Souad Labbize], with childhood, with the mother figure, and with the author’s heritage as concerns both language and emancipation’ (editor’s description).

These poems are like very short stories that are both simple and profound. The eponomous poem (page 37) is about what is required for empathy: you have to slide naked / down the ramp of time / and slip on your grandmother’s shirt / to understand.

One poem is a (genius) metaphor for indecision, thought without action: You are one of those women / who go nowhere / you go over and over / what might be possible / and end up unpacking / your invisible suitcase.

Another (page 39) – At the butcher’s each woman / waits her turn / thinking she’s a customer – is an image, a moment in time, and an unmissably feminist poem.

The brevity and depth of these deceptively light-touch poems remind me of American Kay Ryan’s poetry. What a discovery. To read more, see Drafts of Love: five poems by Souad Labbize, translated from French and Arabic by Susanna Lang and Kay Keikkinen, in The Literary Review.

Thank you to Reuben Lane and Simon, for buying me this book some months ago at Violette and Co. in Paris.

(English translations of poems above © Mia Farlane)

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Souad Labbize est traductrice littéraire, autrice de recueils de poésie, romancière et éditrice. Elle a vécu à Alger, en Allemagne et à Tunis avant de s’établir à Toulouse. Enfiler la chemise de l’aïeule est un recueil de 25 poèmes ‘évoquant l’Algérie, pays lié, pour l’auteur, à l’enfance, à la figure maternelle ainsi qu’à son héritage en matière de langue et d’émancipation’ (note de l’éditeur).

Ces poèmes sont comme de très courtes nouvelles qui sont à la fois simples et profondes. Dans le poème éponyme (page 37) il s’agit de ce qui est requis pour avoir de l’empathie: Il faut glisser nue / sur la rampe du temps / enfiler la chemise de l’aïeule / pour comprendre.

Un des poèmes est une métaphore (géniale) de l’indécision, la pensée sans suite: Tu es de celles / qui ne vont nulle part / / tu fais et refais / le tour des possibles / reviens ranger / ton bagage invisible.

Un autre (page 39) – A la boucherie chacune / attend son tour / croyant être cliente – est une image, un moment dans le temps, et un poème immanquablement féministe.

La brièveté et la profondeur de ces poèmes apparemment légers me font penser à la poésie de l’Américaine Kay Ryan. Quelle trouvaille.

Merci à Reuben Lane et à Simon, de m’avoir acheté ce livre il y a quelques mois chez la librairie Violette and Co., à Paris.

Gilles Paris : Un baiser qui palpite là, comme une petite bête (Gallimard Jeunesse, 2021)

Un baiser qui palpite là, comme une petite bête (Gallimard Jeunesse, 2021) Gilles Paris

Gilles Paris has written ten books, including the bestseller My Life as a Courgette and Next to Nothing Can Cause Some Hearts to Fail.  His nineth book, Un baiser qui palpite là, comme une petite bête, is a Young Adult multi-voice novel that should, I think – because of its subject matter – be of interest to many adult readers. 

The novel begins with a teenage girl’s suicide, which will lead to some young people at her school reassessing their behaviour and attitudes.  Un baiser qui palpite là, comme une petite bête is about shame and the terrible consequences of mass judgementalism – a timeless phenomenon made worse by social media. 

The title – ‘A kiss that quivers there, like a tiny creature’ – is taken from the famous poem ‘Roman’ by Rimbaud, the one that begins ‘You’re not serious when you’re seventeen’.  So: #sex and #drugs and #music (an audio version of this book might include a playlist of the music that the characters listen to). But also #books (including J. D. Salinger’s The Catcher in the Rye); the two main characters Tom and his twin sister Emma are both big readers.

It’s a beautifully framed novel.  When I got to the very satisfying end of this moving book, I understood why the first chapter had to be as it is: powerful and uncompromising. 

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Gilles Paris a écrit dix livres, dont le bestseller Autobiographie d’une courgette et Certains cœurs lâchent pour trois fois rien.   Un baiser qui palpite là, comme une petite bête est un roman choral jeune adulte qui devrait, je crois – par son sujet – intéresser nombreux/ses lecteurs/rices adultes.

Le roman commence par le suicide d’une jeune fille, un évènement qui mènera à une mise en cause par certains jeunes à son lycée.  Les deux thèmes principaux de ce roman sont ‘la honte’ et l’esprit de jugement en masse : des problèmes de tous les temps – exacerbés par les réseaux sociaux. 

Le titre – ‘Un baiser qui palpite là, comme une petite bête’ – vient du célébrissime poème ‘Roman’ de Rimbaud, celui qui commence par ‘On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans’.  Alors : #sexe et #drogue et #musique (une version audio pourrait inclure la playlist des musiques qu’écoutent les personnages) – mais aussi #livres (y compris L’Attrape-cœurs de Salinger) ; les deux personnages principaux, Tom et sa jumelle Emma, sont tous les deux de gros lecteurs.

Les premiers et derniers chapitres sont comme un cadre pour ce roman ;  lorsque je suis arrivée à la fin de ce livre très émouvant, j’ai compris pourquoi le premier chapitre devait être aussi fort et sans compromis.   

Édouard Louis : Combats et métamorphoses d’une femme (Éditions du Seuil, 2021)

Édouard Louis
Combats et métamorphoses d’une femme
Éditions du Seuil, 2021

« Une métamorphose en entraîne d’autres »
‘one metamorphosis leads to another’



Comme l’indique son titre, tout se termine bien dans Combats et métamorphoses d’une femme.  Et ce n’est pas un spoiler de le faire savoir, au contraire.  C’est même cet espoir, le fil conducteur, qui m’a portée jusqu’au ‘happy ending’ de ce récit.

Édouard Louis raconte comment il a d’abord – pendant son enfance et son adolescence – rejeté sa mère, avant de devenir, à l’âge adulte, son défenseur, sa porte-parole – d’où ce livre sur elle : une personne qui a vécu « une double domination – à la fois une domination en tant que femme et une domination en tant que femme des classes populaires » (Édouard Louis, France Culture).  J’ajouterais à cela que c’est aussi l’histoire d’une femme affectée par l’alcoolisme de son mari.   

L’honnêteté de l’auteur de cette auto-fiction m’a par moments fait penser au roman graphique Persepolis de Marjane Satrapi.  Le fait que le déclencheur du récit soit une image, une photo selfie de sa mère, m’a rappelé Les années d’Annie Ernaux.  On pourrait, d’ailleurs, appeler cela de la « non-fiction narrative », par son style (les répétitions : « quand elle » « quand elle » et « on m’a dit que la littérature»  « on m’a dit » etc).  J’ai trouvé émouvantes la scène qui se passe au cirque et celle où apparaît Catherine Deneuve:  « des fragments de tendresse ». 

 

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As its title suggests, Struggles and Metamorphoses of a Woman ends well.  And it’s not a spoiler to let it be known, quite the opposite.  It was this hope, this throughline, that carried me to the narrative’s happy ending.

Édouard Louis tells how at first he rejected his mother – during his childhood and adolescence – before becoming, as an adult, her defender and spokesperson – hence this book: about a person who has experienced ‘domination twice over – both as a woman and as a working-class woman’ (Édouard Louis, France Culture).  I’d add here that it is also the story of a woman affected by her husband’s alcoholism.   

The honesty of this author’s auto-fiction at times made me think of the graphic novel Persepolis by Marjane Satrapi.  The fact that the trigger of this memoir is a photo, a selfie by his mother, reminded me of The Years by Annie Ernaux.  You could, of course, call it creative non-fiction because of the writing style (the repetitions : ‘when she’ ‘when she’ and ‘I was told that literature is’, ‘I was told’ etc).  I found the Catherine Deneuve cigarette moment very touching: ‘fragments of tenderness’.       

 

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If you are affected by a relative’s alcoholism : Al-Anon

Si vous êtes affecté/e par l’alcoolisme d’un proche : Al-Anon
(‘Les membres Al-Anon sont des personnes qui ont été affectées par la consommation d’alcool d’une autre personne.’)

 

Un an auprès des Alcooliques Anonymes
Le mouvement des Alcooliques Anonymes fête cette année ses 60 ans d’existence en France. A l’occasion de cet anniversaire, Interception vous emmène au coeur de leurs réunions. Témoignages rares, bruts, sans filtre.

 

Let’s give translators credit

This month – the day after 30 September #WorldTranslationDay – instead of a review, an overview of my blog to-date, with a focus on the translators. 

Let’s give translators credit      


Did you see the 10 Sep 2021 article in the Guardian ‘Why translators should be named on book covers’ by Jennifer Croft?  (Jennifer Croft is the translator of Olga Tokarczuk.) 

In response to the article, I’ve made a list of the English translators in connection with the books I’ve reviewed at Farlane on French Writers:

Of the 35 books reviewed at Farlane on French Writers, four are now available in English, thanks to the following translators:  


1. Ruth Diver:
The Little Girl on the Ice Floe (MacLehose Press, 2019) Adélaïde Bon (Author) Ruth Diver (Translator)

2. Aneesa Abbas Higgins:
All Men Want to Know (Viking, 2020) Nina Bouraoui (Author) Aneesa Abbas Higgins (Translator)

3. Leslie Camhi:
The Book of Mother: A Novel (Virago, 7 October, 2021) by Violaine Huisman  (Author), Leslie Camhi (Translator)

4. George Miller:
Gratitude (Bloomsbury, 2021) Delphine de Vigan  (Author), George Miller (Translator)
 

None of these translators are on the front covers.

I’ve just signed the Society of Authors open letter #TranslatorsOnTheCover :

#TranslatorsOnTheCover – sign the open letter


We call on every writer to ask their publishers for cover credits for the people who translate their work.

Signatories to the open letter below, written by Jennifer Croft (translator of Olga Tokarczuk’s International Booker Prize-winning Flights) and Mark Haddon (author of The Curious Incident of the Dog in the Night-Time), commit to asking that ‘whenever our work is translated… the name of the translator appears on the front cover’. Read more…

Society of Authors
Open letter written by Jennifer Croft

Please note: Farlane on French Writers is now quarterly. 

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FOFW takes a European summer break

Bonjour and bonnes vacances to those of you who are planning a little holiday, no matter how long.

Farlane on French Writers is having what I am going to call an extended ‘European summer break’ – so the next review will be in October.

In the meantime, I hope you’ll enjoy scrolling through past videos from Farlane on French Writers and browsing through the mini reviews you may have missed.

Céline Curiol : La posture du pêcheur ; la paresse (Les Éditions du Cerf, 2021)

La posture du pêcheur ; la paresse
Céline Curiol
Les Éditions du Cerf, 2021
126 pages 

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La posture du pêcheur est un court livre paisible qui raconte – empreint d’humour discret comme il sied – les questions que se pose (par voie de monologue intérieur) et que pose (par voie de dialogue) une femme au sujet de la paresse.  Lise, une Parisienne au chômage, s’inquiète pour l’avenir de son filleul, Pacôme.  Parce qu’il ne fait rien pour trouver un emploi.  Il ne fait qu’attendre ‘la bonne opportunité’.  Est-ce un vrai ‘paresseux’ ?  Ou bien – comme Lise viendra à le soupçonner – y en aurait-t-il deux de paresseux dans cette affaire ?  Mais s’il n’y en avait qu’un, lequel des deux serait le vrai ‘coupable’ ?   Il faudrait pour cela, définir la paresse.  Ce que Lise s’efforce de faire. 

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The Fisher’s Stance is a short, restful book, threaded with fittingly understated humour, about the questions that a woman asks herself (interior monologue) and others (dialogue) on the subject of sloth.  Lise, an unemployed Parisian, is concerned about the future of her godson, Pacôme.  Because he’s doing nothing to find a job and is just waiting for ‘the right opportunity’ to come along.  Is he simply ‘lazy’? Or – as Lise comes to suspect – should we be talking about two lazy people here?  But if there is only one, which one is truly ‘guilty’?  To answer this, you need to define the word ‘lazy’ – which Lise sets out to do. 

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[For the author Celine Curiol, ‘literature is a field of research’ (Un endroit où aller, 3 mars 2021).    

Pour l’auteure Céline Curiol, ‘la littérature est un champ de recherche’ (Un endroit où aller, 3 mars 2021). 

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Voice Over (Faber, 2008) by Céline Curiol

Twitter: @curiol_c

Lorraine les Bains : Waldo (Lapin, 2019)

Waldo
(Lapin, 2019)
Lorraine les Bains

Puisque Waldo, publié aux éditions Lapin, est un roman graphique, rien d’étonnant qu’on y parle d’images, de lumière et de formes, et pas que de mots, même si ceux qui habitent les bulles de toutes les couleurs de Lorraine les Bains sont particulièrement drôles. Il est question du meurtre d’un chanteur ultra-populaire aussi célèbre que bête, vulgaire, provocateur et patron abusif. Il est surtout questions de ce que disent de lui et de son assassinat une collection hétéroclite de personnages hauts en couleur dont on comprend les liens au fil de la lecture.

On y entend s’exprimer – dans des propos parfois absurdes – et surtout sans jamais les voir, la femme de ménage de Waldo au bord de la dépression, une improbable fan du chanteur qui vit dans une colocation écologique et féministe radicale, un écrivain romantique tourmenté … et même Waldo, six pieds sous terre qui supplie d’être changé de place pour ne pas rester au-dessous de sa tante Geneviève pour l’éternité.

Véritable carnet de voyage psycho-architectural aux couleurs flamboyantes, Waldo est une Bande Dessinée étonnante dont les personnages se devinent derrières les fenêtres, les rideaux d’habitats tous plus extraordinaires et colorés les uns que les autres. Du camion aménagé à la maison de maître, en passant par des chaumières et même des mausolées, c’est aussi à un festival de matériaux que Lorraine Les bains nous invite tout de brique, pierre, bois, crépis, colombage, pilotis et même bow-windows. On adore.


Critique par Christelle Didier – auteure de Penser l’éthique des ingénieurs (PUF, Paris, 2008) et Les ingénieurs et l’éthique. Pour un regard sociologique (Hermes, 2008).  Maitresse de Conférences at Lille III – Sociologie de l’éducation, sociologie des professions, philosophie de l’éducation, philosophie des techniques ; évaluatrice dans plusieurs revues académiques (Technology and society, European Journal of engineering education, Engineering Studies), et directrice d’édition associée pour la collection Philosophy of Technology and Engineering aux éditions Springer et collabore régulièrement à la base documentaire Techniques de l’ingénieur.

 

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In that Waldo, published by Éditions Lapin, is a graphic novel, it is not surprising to find images, lights, shapes, and not only words – even if these words inside Lorraine les Bains’ many different-coloured speech bubbles are particularly funny.  A murder has happened – of the ultra-popular singer Waldo: as famous as he is stupid and vulgar and provocative; an abusive employer.  The main focus though is on what a rather unusual collection of flamboyant characters – their connections you discover as you go along – have to say about this singer and his assasination.

We hear from – some statements are quite whacky — and you don’t  get to see the speakers, what’s more: Waldo’s housekeeper, who’s on the verge of a nervous breakdown; an unlikely fan, who lives in an ecological and feminist co-housing set-up; a tormented romance novelist; and we even hear from Waldo himself, six feet under, who begs to be moved, so as not to remain under his aunt Geneviève for all eternity.

A  psycho-architectural travelogue in flamboyant colours, Waldo is an astonishing graphic novel, whose characters may be glimpsed   behind windows in curtained buildings that are each more extraordinary and colourful than the previous one.  From a converted van to a mansion, along with thatched cottages and even mausoleums, Lorraine Les Bains is also inviting us to a kind of ‘buildings material trade fair’, made up of brick, stone, wood, plaster, timber beams, and  bay windows.  Love it!

 

Review written by Christelle Didier, author of Penser l’éthique des ingénieurs (PUF, Paris, 2008) and Les ingénieurs et l’éthique. Pour un regard sociologique (Hermes, 2008), co-author of Ethique industrielle (DeBoeck, Brussels, 1998).  BS Electrochemistry Engineering, Master of Education, PhD Sociology.  Lecturer at the département des sciences de l’éducation et de la formation, Université de Lille.

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Find out more about Lorraine les Bains: 

FB: @lorrainelesbains 

Twitter: @LesLorraine

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Gilles Paris : Certains cœurs lâchent pour trois fois rien : de l’ombre vers la lumière (Flammarion, 2021)

Certains cœurs lâchent pour trois fois rien :
de l’ombre vers la lumière

(Flammarion, 2021)
Gilles Paris



Written by the author of the bestselling My Life as a Courgette, Gilles Paris, Next to Nothing Can Cause Some Hearts to Fail will be of as much interest to writers and people working (like the author) in publishing, as it will be to people who suffer from depression. 

Next to Nothing Can Cause Some Hearts to Fail – something a doctor said to Gilles Paris after one of his suicide attempts – is a very honest book about mental health recovery.  It therefore offers hope to those who have suicidal ideation, and insight to those closest to them. 

Gilles Paris tells of the importance of kindness and empathy in the recovery process.  How exercise helped him.  And music and writing and magic.  The last chapiter of Next to Nothing Can Cause Some Hearts to Fail is a list of ‘Likes’, including: ‘waffles from Meert’, ‘reading’, ‘the word “kindness”’ – and ‘writing’, ‘writing’ and ‘writing’. 

 



Écrit par l’auteur du bestseller Autobiographie d’une courgette, Gilles Paris, Certains cœurs lâchent pour trois fois rien intéressera autant les écrivain.e.s et les personnes du monde de l’édition que celles et ceux qui souffrent de dépression. 

Certains cœurs lâchent pour trois fois rien – quelque chose qu’un médecin a dit à Gilles Paris après une de ses tentatives de suicide – est un livre très honnête sur le rétablissement de la santé mentale.  Il offre donc de l’espoir aux personnes ayant des idées suicidaires et des éclaircissements à leurs proches.

Dans ce livre, Gilles Paris parle de l’importance de la bienveillance et de l’empathie dans le chemin vers le rétablissement.  Et des bénéfices de l’exercice.   Et de la musique et de l’écriture et de la magie.  Le dernier chapitre de Certains cœurs lâchent pour trois fois rien est une liste de “j’aime”, dont: « les gaufres de chez Meert », « lire », « le mot ‘bienveillant’ » – et « écrire », « écrire » et «écrire ».

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Watch a trailer of the film My Life as a Courgette (2016)

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Regardez :  Rencontre avec Gilles Paris – Un endroit où aller

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      Gilles Paris: Certains cœurs lâchent pour trois fois rien -1 - Reader : Mia Farlane
      Gilles Paris: Certains cœurs lâchent pour trois fois rien -2 - Reader : Mia Farlane
      Gilles Paris: Certains cœurs lâchent pour trois fois rien -3 - Reader : Mia Farlane
      Gilles Paris: Certains cœurs lâchent pour trois fois rien - 4 - Reader : Mia Farlane
      Gilles Paris: Certains cœurs lâchent pour trois fois rien - 5 - Reader : Mia Farlane
      Gilles Paris: Certains cœurs lâchent pour trois fois rien - 6 - Reader : Mia Farlane

 

Marie NDiaye : Royan. La professeure de français : monologue (Gallimard, 2020)

Royan. 
La professeure de français : monologue
(Gallimard, 2020)
Marie NDiaye 

(Une pièce écrite pour être interprétée par l’actrice Nicole Garcia et mise en scène par le fils de Nicole Garcia, Frédéric Bélier-Garcia.   Qui devait être joué au festival d’Avignon au mois de novembre en 2020.  Cela a été remis à mars 2021)

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Un monologue de théâtre

Tout d’abord on remarque l’absence quasi totale de ponctuation – ce qui me parait très approprié pour ce qui est en fait un monologue intérieur sur le suicide d’une jeune fille – quelques tirets, un point d’exclamation et surtout beaucoup de points d’interrogation. 

Et des répétitions et des phrases inachevées.  Le fond et la forme qui s’allient parfaitement dans ce texte que j’ai trouvé profondément émouvant.  Je ne crois pas avoir lu de textes de fiction sur le suicide aussi puissants que celui-ci.  

Il s’agit d’une femme, Gabrielle, professeure de français dans un lycée de Royan, qui rentre chez elle un après-midi.  Une de ses élèves, Daniela, a récemment mis fin à ses jours en se jetant par la fenêtre de sa classe. 

Gabrielle pressent que les parents de Daniela l’attendent au palier de son immeuble.  Mais elle ne veut pas les voir.  Royan. La professeure de français est un monologue adressé aux parents de Daniella et à leur fille décédée.  On a comparé cette œuvre de Marie NDiaye à l’écriture de Marguerite Duras. 

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Royan. The French Teacher by Marie NDiaye

A play written to be performed by the actor Nicole Garcia and directed by the actor’s son Frédéric Bélier-Garcia.  It was supposed to be performed at the Avignon festival in November 2020. It was put forwarded to March 2021.

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A theatre monologue

The first thing you notice is the almost total lack of punctuation – which seems to me very apt for what is in fact an interior monologue about a young girl’s death by suicide – a few dashes, an exclamation mark and, above all, a lot of question marks.  And repetitions and unfinished sentences.  Content and form are brought together perfectly in this text that I found deeply moving.  I don’t think I have ever read such a powerful piece of fiction on suicide as this. 

A woman, Gabrielle, a French teacher in a secondary school in Royan is returning home one afternoon.  One of her students, Daniella, recently ended her life by throwing herself out of a window in her classroom.  Gabrielle senses that Daniela’s parents are waiting for her on the landing outside her flat.  But she doesn’t want to see them.  Royan. The French Teacher is a monologue addressed to Daniela’s parents and to their dead daughter. This work by Marie NDiaye has been compared to writing by Marguerite Duras. 

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      Royan. La professeure de français de Marie Ndiaye - 1 - Reader : Mia Farlane
      Royan. La professeure de français de Marie Ndiaye - 2 - Reader : Mia Farlane
      Royan. La professeure de français de Marie Ndiaye - 3 - Reader : Mia Farlane
      Royan. La professeure de français de Marie Ndiaye - 4 - Reader : Mia Farlane

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Marie NDiaye was a finalist for the Man Booker International Prize in 2013 :
Marie NDiaye reads from Three Strong Women in French, with translation (by John Fletcher) read by Joan Iyiola.

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Jordan Stump was longlisted for the 2016 Man Booker International Prize for his translation of Marie NDiaye’s Ladivine.