Violaine Huisman: FUGITIVE PARCE QUE REINE – Gallimard, 2018


Violaine Huisman
Fugitive parce que reine
Gallimard, 2018

256 pages

prix Françoise-Sagan 2018
prix Marie-Claire du roman féminin 2018)

In Fugitive parce que reine (the title comes from a line in Proust’s Albertine disparue), Violaine Huisman writes about what she knows but has also to imagine, ‘the character of the woman behind [her] mother’ (La Grande Librairie, May 2018): Catherine Cremnitz, a beautiful and determined woman, diagnosed in her forties as ‘manic-depressive’, who avoided traffic jams by driving on the footpath, got great pleasure, satisfaction and some not inexpensive clothes from occasional shoplifting; a person of extremes, uninterested in social norms, and who believed in thinking for yourself and not following the crowd.  I especially loved the tour de force Nadia Comaneci dialogue of extreme emotional swings (see, for example, page 195).  Huisman tells the story of this much adored woman, who died by suicide in 2009, ‘to give her back her humanity’ (FPR, p. 100).  This book is of course threaded with pain, but it is also lit with irreverent humour, and above all love.


Ps: good news
: Fugitive parce que reine will soon be available in translation – in English, German, Dutch, Italian and Spanish.

October 2021 UPDATE / it’s due from Virago 7 October 2021:
THE BOOK OF MOTHER by Violaine Huisman,
translated by Leslie Camhil
Virago Books

Thank you, Leslie Camhi: @CamhiLeslie

Dans Fugitive parce que reine (la phrase est tirée d’Albertine disparue) Violaine Huisman évoque ce qu’elle connaît mais aussi ce qu’elle doit imaginer, du ‘personnage de la femme derrière [sa] mère’ (La Grande Librairie, 17 mai 2018) : Catherine Cremnitz, une femme belle et déterminée, diagnostiquée ‘maniaco-dépressive’ dans sa quarantaine, qui, kleptomane occasionnelle, trouvait son bonheur dans des magasins de vêtements haut de gamme et conduisait en montant sur les trottoirs pour éviter les embouteillages ; un être aux extrêmes, qui s’intéressait peu aux normes sociales restrictives, pour qui la liberté de penser pour soi et d’agir comme on voudrait primait en tout.  J’ai surtout aimé le dialogue, véritable tour de force à la Nadia Comaneci, alternant une succession rapide d’émotions contrastées.  Huisman imagine la vie de cette personne tant adorée, qui s’est donnée la mort en 2009, ‘pour lui rendre son humanité’ (FPR, page 100).  Autant ce roman est tissé de douleur, autant il l’est – et même davantage peut-être – d’humour irrévérencieux et d’amour surtout.


Ps
en documentaire / non-fiction: ‘La vie après le suicide d’un proche France 5’ – réalisatrice, Katia Chapoutier ; et, de Katia Chapoutier : La vie après le suicide d’un proche: témoignages d’espoir (Le Passeur, 2018)

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