claudine galea: Les choses comme elles sont (Gallimard, 2019)

Les choses comme elles sont

claudine galea

Gallimard, 2019

248 pages

 

 

 

 

 

 

L’histoire se passe à Marseille entre les années 60 et 80. C’est celle d’une enfant (puis adolescente, puis jeune femme) dotée – on le découvre dès les toutes premières pages – d’une curiosité exceptionnelle.  ‘La petite’, comme la dénomme l’auteure claudine galea (écrits sans majuscules), apprend à lire très jeune et trouve aussitôt dans la lecture un moyen d’élargir son monde et de d’échapper à sa vie familiale extrêmement difficile. Fille d’un père pied-noir et d’une mère communiste dont on pourrait dire que le mariage (qui ne durera pas) a été l’acte posé par deux morts, ‘la petite’ se met à élucider divers ‘trous noirs’ de cette histoire familiale.  Elle peint ainsi un portrait complexe de ces deux personnes (qui s’aiment comme elles peuvent et se disputent comme on s’y attendrait peut-être, tant au niveau politique que personnel) sans jamais les enfermer dans des boites rigides.  Claudine galea n’évite pas non plus ce qui dans la vie de son jeune personnage principal pourrait déranger le lecteur / la lectrice – tant et si bien qu’il y en aura peut-être qui vont vouloir sauter certains passages de ce livre.  Merci à Reuben Lane et à Simon Hiler de m’avoir envoyé ce livre par endroits dérangeant.

 

CLAUDINE GALEA, L’ÉCRITURE AU JOUR LE JOUR – la vidéo dure 2 minutes 36 secondes (Théâtre l’Echangeur)

 

 

This novel is set in Marseilles between the 60’s and the 80’s and tells the story of a child, then adolescent then young woman, who demonstrates – as you learn over the very first pages – a great curiosity.  ‘La petite’, as the author claudine galea (not capitalized) calls her, learns to read at a very young age and quickly discovers that reading can be a way of expanding her world, and provide an escape from her fraught family life.  Daughter of a pied-noir father and communist mother – whose marriage (that won’t last) was triggered, you could say, by two deaths – ‘la petite’ sets out to fill in various ‘memory blanks’.  She paints a complex portrait of these two flawed characters (who love each other the best they can, and argue, as one might expect, on both political and personal matters) without ever putting them in boxes.  Nor does claudine galea avoid including aspects of her main character’s life that some readers might find disturbing; so much so that some may feel compelled to skip a few pages of this book. Thank you to Reuben Lane and Simon Hiler for sending me this (in places) disturbing book.

PS : link to a song mentioned in tis book – Viens là – by Françoise Hardy : https://www.youtube.com/watch?v=NuUGmfwV7Rc

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